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ALLO PEINTUREZ-VOUS ?

30 juin 2011, par Mauricette HUBNER

Si un jour on braque sur moi un révolver, sûr que pour tenir tête je sortirai ma gouache bleue et mon chevalet.
L’art adoucit les mœurs, transcende l’âme humaine qui monte avec allégresse vers d’autres ailleurs cachés dans le ciel.

Les pinceaux malaxent, touillent la gouache bleue ou la verte, la jaune aussi, le peintre crée des formes qui vont et viennent en un mouvement gracieux, à condition que la palette à l’huile soit bien maîtrisée car elle est plus difficile à manier que la peinture à l’eau et chez l’apprenti les formes audacieuses deviennent alors barbouillages.

C’est au fil des idées qui jaillissent, changent, s’évanouissent, fusent à nouveau que l’œuvre s’impose, que l’impressionnisme a trouvé sa dimension. Fini les carcans, les académismes, de la souplesse et de l’odeur dans cette vision artistique. L’abstrait est moins sensuel mais titille avec force l’intellect et l’inconscient, débusque l’idée refoulée, fait chavirer les formes et les interdits des tableaux ancestraux quand les dogmes religieux avaient leur morale à dicter au peintre.

Pas de représentations de l’humain, tout doit être angélique y compris le pigment que vous donnez à la couleur de la peau, oui…bien…acquiesce le superviseur, les yeux mis clos, vous pouvez peindre avec le poil de votre pinceau le nu du paradis, le sexe des anges n’a rien à voir avec celui des hommes.

AMEN ton chevalet servant, peintre ! Et continuons ensemble notre voyage en peinture.

Mais comme on le sait, le créatif à une tête de l’art et pour se rebeller il prend discrètement des chemins de côté ou traverse la toile, va regarder à l’ouest, colore à l’envers. Et toc, une simple petite touche de vermillon sur le nez du portrait trop sage et le monde se transforme.