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Souvenez-vous...

21 décembre 2010, par catherines

3e atelier, samedi 13 novembre 2010

Contrainte - A partir de la phrase : la perle précieuse provient du chien muet, écrivez un texte en quinze minutes.

Au commencement du monde, tous les chiens étaient muets, ils suivaient l’homme comme leur ombre sans jamais japper ni aboyer. Un jour un enfant et son chien s’approchent de la mer, les vagues roulent doucement sur les rochers révélant à chaque ressac une belle huître perlière. L’enfant veut l’attraper mais de maladresse tombe dans l’eau, le chien se jette du haut du rocher dans l’eau glaciale pour secourir son compagnon l’enfant.

Rapidement il rejoint l’enfant et le pousse sur le rocher où est accrochée l’huître, l’enfant se hisse et réussit à reprendre pied sur le sol, puis à son tour il aide le chien à grimper. Il le tire violemment par la peau de cou, l’étouffant à moitié, le chien ouvre grand la gueule cherchant sa respiration, au même moment l’huître s’ouvre et par accident le chien avale la perle. De surprise le chien jappe pour la première fois. Etonné d’entendre sa propre voix, il se met à aboyer comme un fou. Ses cordes vocales ne sont pas habituées à être sollicitées de la sorte et se contractent, la perle précieuse roule hors de la gueule et le chien redevient muet.
Depuis ce temps tous les chiens muets à la naissance avalent une perle précieuse pour pouvoir parler.


Contrainte : Ecrivez un texte en commençant par : Souvenez-vous, c’était le 13 novembre 2010, tout allait bien mais...

Souvenez-vous c’était le 13 novembre 2010, tout allait bien mais…
Tout à coup le ciel devint noir d’encre, la pluie qui tombait sans discontinuer depuis plus d’une semaine se remit à cogner contre les vitres de la salle où nous nous trouvions tous en train d’écrire.
Un éclair zébra le ciel et dans les secondes qui suivirent le tonnerre gronda.
Les néons de la salle s’éteignirent et c’est alors que je me rendis compte que j’avais quitté mon corps, je flottais en équilibre instable autour de la table.
En trichant sur mon texte, je pourrais ainsi donner l’apparence d’être un bon écrivain. Je commençais par lire ce que les autres écrivaient pour prendre une idée à droite, une belle image à gauche, puis je piquais le crayon d’un troisième qui écrivait forcément mieux que le mien et les belles feuilles blanches d’un quatrième qui étaient plus lisses que les miennes et sur lesquelles mon écriture glisserait parfaitement.
Tout à coup j’entendis une voix : « le temps est fini, posez vos crayons »
Je réintègre mon corps, désolée de ne pas avoir produit de chef d’œuvre.

Clarisse